frantics

Frantics : Oncle Picsou serait ravi !

Dernier sorti de la série des jeux PlayLink sur PlayStation 4, Frantics utilise les fonctionnalités du smartphone pour s’affronter dans des petits mini-jeux. Et en guise de personnages, nous avons le droit à des animaux aux mines abattues. Je vous livre ici mon avis sur ce party game qui, sur le papier, avait tout pour être réussi.


Il y a quelques mois je vous donnais mon avis sur les premiers jeux PlayLink. Aujourd’hui c’est au tour de Frantics, dernier volet en date de la collection. Développé par NapNok Games, il se veut être un condensé de mini-jeux façon Mario Party. Après avoir téléchargé l’application sur votre smartphone, passé l’étape selfie, vous voilà paré pour affronter vos amis (bots le cas échéant).

Dans Frantics pas de sélection de personnage, le jeu s’occupe de vous attribuer l’animal qui vous ressemble le plus en fonction de votre selfie… Autant vous dire que c’est totalement random. Une partie classique se déroule en un nombre prédéfini de mini-jeux durant lesquels chaque victoire rapporte des points, qui eux-mêmes rapportent des pièces qui serviront à acheter des couronnes aux enchères silencieuses en fin de la partie. Le propriétaire du plus grand nombre de couronnes gagne la partie. Rien de bien fou jusque là si ce n’est qu’il est possible de ramasser des pièce durant les mini-jeux. Par conséquent, nul besoin de gagner chaque manche, il suffit de se transformer en Oncle Picsou et attraper un max de tunes.

Côté direction artistique, le jeu est agréable visuellement. Entre cartoon et pâte à modeler, ce n’est pas là que le jeu pèche le plus. Quant à l’ambiance animée par un renard mal rasé sirotant son whisky, ce n’est clairement pas la fête. Les personnages jouables n’ont d’ailleurs aucunes émotions ni gestuelles spécifiques. Tout cela confère au soft un air déprimant loin du fun promis.

On se dit que le cœur du jeu réside en un gameplay précis et accessible, parfait pour des mini-jeux au poil. Hélas, que nenni ! Malgré l’étalonnage de la position de votre smartphone bien pensé (position naturelle quand on tient son téléphone), l’utilisation du gyroscope est imprécise au possible. C’est particulièrement gênant lorsqu’il faut sauter sur une plate-forme ou éviter des piques. Et les swap sur votre écran ont un temps de latence assez important digne de Hugo Délire. Vous l’aurez compris Frantics est loin de procurer du fun et la frustration vous gagnera tout au long de la partie.

Au programme, ce sont quatorze mini-jeux plus ou moins bien inspirés. Prenons en exemple Course sans ami censé être nerveux et où la perfidie est reine. Une course rectiligne où il faut éviter des obstacles tout en se poussant empruntant son gameplay aux Temple Run-like. Malheureusement, les sauts de vos personnages seront tellement lents qu’anticiper les obstacles devient difficile. Et pour un peu qu’un adversaire vous pousse pendant que vous êtes en l’air, vous perdrez à coup sûr un « cœur ».

 

Un autre exemple, Garachute. Il s’agit d’une chute libre où le dernier qui atterrit perd. Le timing d’ouverture de votre parachute sera crucial : trop tôt et vous avec le temps de boire un café en attendant de voir votre personnage toucher le sol, trop tard et il sera transformé en œuf sur le plat. Un principe sympa mais qui manque encore de panache car il faut rester appuyer sur l’écran pendant quelques secondes pour ouvrir le parachute. Un timing encore une fois loin d’être vif.

 

Un dernier pour la route, Barjo Kart. Une courte course où il faut franchir la ligne d’arrivée en premier. Sauf qu’avant le départ, vous devez sélectionner un élément à rajouter au bolide d’un concurrent qui va modifier sa vitesse ou encore son poids. Rigolo aux premiers abords mais trop court pour être apprécié pleinement. Il suffit en effet de rester appuyer sur l’écran de votre téléphone pour accélérer et regarder votre bolide avancer tant bien que mal.  La manche dure quelques secondes et voilà…
Et comme tout bon party game qui se respecte, les perdant pourront mettre des bâtons dans les roues des derniers participants.

 


Honnêtement, Frantics semble avoir été développé pour des 3-6 ans avec des personnages pour adultes. Loin d’être fun, le rythme très lent du soft vous endormira et ce n’est pas le gameplay imprécis et au temps de latence trop long qui vous fera esquisser un sourire. Nous sommes en droit de se questionner sur le public visé… Si la série PlayLink se veut conviviale pour tout le monde, Frantics ne rentre pas dans ces critères. Ajoutez à cela une très très faible rejouabilité et une durée de vie riquiqui, on tient là un bon flop des familles qui finira rapidement aux oubliettes.

Laisser un commentaire