shadow of the colossus test

Shadow of the Colossus : Un remaster colossal

Shadow of the Colossus revient sur PlayStation 4 pour nous en mettre plein la vue avec des colosses plus beaux que jamais. Après avoir fini le jeu, je vous livre ici mon verdict.


Considéré comme un chef d’oeuvre par beaucoup, Shadow of the Colossus revient une nouvelle fois sur PlayStation 4. Sorti initialement sur PS2 en 2005, un remaster HD a vu le jour sur PS3 en 2011 et, en toute logique, le voilà maintenant sur PS4. Encore une chance de combler mes lacunes vidéoludiques en jouant à ce jeu pour la première fois. Le concept est simple : un chevalier doté d’une épée et d’un arc accompagné d’un étalon doit battre 16 colosses pour sauver sa bien-aimée. Loin d’un Die&Retry, c’est une aventure épique dans laquelle la démesure est reine. Chaque colosse est une rencontre qui laissera un souvenir impérissable aux joueurs. Mêlant émotions et bravoure, venir à bout de ces géants n’est pas une partie de plaisir. Je les ai tous vaincus à la sueur de mes mains, voici mon avis sur ce remaster.

Lifting et shooting

Première impression, c’est grand, c’est beau, ça claque ! Le jeu respire la liberté, des grands espaces à traverser au triple galop, le bruit du vent dans les herbes hautes, tout semble léger… Gros travail sur la lumière avec un ciel plus vrai que nature (merci le HDR), des déserts à perte de vue, des forêts verdoyantes ainsi que des grottes luxuriantes nous plongent dans un monde magique. Bravo à l’équipe pour ce travail d’orfèvre, c’est magnifique et on ne s’en lasse pas. Les colosses n’ont pas été épargnés et rien que leur pelage qui bouge au grès du vent… c’est superbe ! Dans un élan de générosité ou peut-être par fierté de voir leur jeu être sublimé, ils ont implanté un mode photo.

Loin d’être ultra complet, ce dernier permet tout de même de faire de jolis clichés. Il est même possible de prendre une photo lors des cinématiques et ça c’est cool. Je regrette cependant l’absence d’une caméra libre et la possibilité de cacher le personnage. Je chipote certes mais quand c’est beau on veut le top du top à l’instar du mode photo d’Horizon Zero Dawn ou Forza Horizon 3. Je ne suis pas un grand maniaque de screenshots mais j’en ai pris tout de même quelques uns durant mon périple (l’image à la une de cet article en est un).

Chérie ça va secouer

La particularité de ce remaster réside dans le fait que son gameplay original a été conservé. Il faut avouer qu’il n’est pas bien complexe avec en gros trois actions principales : sauter, frapper/tirer et s’accrocher. Vous pouvez aussi vous accroupir et prier ou ramasser des objets. Globalement, cela suffit amplement et donne au soft une force de réalisme importante pour apprécier l’aventure. Notamment avec la jauge de Vigueur en plus de la barre de vie. Traduisez ici Vigueur par Endurance et vous comprendrez de quoi il s’agit. Dans les faits, cela nous empêche de rester accrocher 10 minutes sur le dos d’un colosse qui ne cesse de se secouer pour nous faire tomber. Eh oui… car il faudra bien grimper sur les colosses pour leur asséner des bons gros coups d’épée dans leurs points faibles afin qu’ils s’inclinent. Le jeu peut paraître répétitif mais la durée de vie limitée d’un run (comptez environ 7-8h) est parfaite. Et surtout la bonne diversité des géants vous donnera matière à réflexion pour trouver la seule et unique manière d’atteindre ces fameux points faibles. Heureusement, des conseils sont donnés pour nous aiguiller plus qu’appréciables.

Côté bémol, j’en ai noté deux dont un franchement gênant. Le premier reste la physique du jeu dépassée qui nous donne des acrobaties dignes d’un pantin de bois. Même les sauts sont parfois risibles avec tant de rigidité. J’ai rencontré quelques bugs de collisions mais rien de fou ou de contraignant. En revanche, le deuxième point beaucoup plus fâcheux, c’est la caméra! Malgré son contrôle avec le joystick droit, elle revient sans cesse se placer là où elle le veut… Un calvaire lors des phases d’action menant à une rage certaine.

Musique et clap de fin

Un mot sur la musique et l’ambiance sonore générale. Que serait ce monde merveilleux sans une musique merveilleuse ? C’est léger et épique à la fois, berçant et stimulant, inoubliable à des moments, imperfectible à d’autres… un vrai travail de son à l’image a été réalisé. A l’instar de Titan Souls, l’enregistrement de la musique orchestrale a été plus que soigné. J’ai particulièrement aimé le changement de musique lorsque vous trouvez la faille d’un colosse qui laisse clairement la place à l’action.

Enfin, le jeu se termine en apothéose avec une belle cinématique émouvante et surtout une surprise quelque peu déconcertante. J’ai terminé le jeu en mode normal en presque 8h mais sachez qu’il y a un New Game +, un mode Time Trial, un mode difficile ainsi que des collectibles. Les chasseurs de trophées ne seront donc pas en reste et les amoureux des colosses non plus.


Shadow of the Colossus a bénéficié d’un très très joli lifting pour son aventure sur PlayStation 4. Aujourd’hui, je suis heureux d’avoir pu le finir, j’ai pris du plaisir et j’ai été ému. Faut bien l’avouer, ce jeu a de quoi marquer les esprits et il le fait très bien depuis 2005. Si vous ne l’avez pas encore fait et que vous aimez le genre, je ne peux que vous conseillez de chevaucher votre destrier et partir au triple galop à la rencontre des colosses. 

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