Les Remasters : pourquoi je trouve ça cool ?

Cette génération de consoles a vu la sortie de bon nombre de jeux vidéo remastérisés à tel point qu’aujourd’hui il semble normal de se réjouir de l’annonce d’un remaster. Pour ma part, j’y trouve globalement mon compte et je vous explique ici pourquoi.


Un remaster keskecé ?

Je parle bien ici de remaster et non de portage ni de remake. Le remastering est une technique de post-production empruntée aux domaines de la musique et du cinéma. Cela dans le but de proposer un meilleur rendu final à partir des enregistrements audio et vidéo originaux. Bien entendu, cela est permis grâce aux dernières avancées technologiques. Pour les jeux vidéo, cela consiste à retravailler l’image en améliorant considérablement (ou pas) les graphismes, proposer parfois de nouveaux enregistrements de la bande-son ainsi que plus rarement, moderniser le gameplay. Bien entendu, ce sont très souvent des studios spécialisés dans le remastering qui s’occupent de ce travail d’orfèvre, en lien avec l’éditeur et/ou les développeurs originels, tels que Virtuos ou Bluepoint Games.

Rares sont les grandes licences à ne avoir vu leurs jeux en remaster, certaines ont même vu plusieurs remasters pour un même jeu (coucou Final Fantasy). Tous les lister ici serait trop long et surtout ennuyeux mais rien que cette page wikipédia en recense 50 sur PS4 sans compter les collections. Je donne ici l’exemple PS4 mais je ne compte pas tous les jeux « HD » disponibles sur Xbox Live ou encore Nintendo et ses Zelda HD. Ne jouant pas sur PC, je n’ose imaginer tout ce qui s’y trouve. Je plaide coupable car parmi tous les jeux que j’ai finis sur PS4, il y a quelques remasters dont les plus notables : The Last Of US Remastered, Uncharted Collection, God Of War III Remastered ainsi que le dernier en date que j’ai testé Shadow of the Colossus. Sur Wii U, je me suis contenté du très bon Zelda Twilight Princess HD et sur Xbox One… d’aucun malgré la sortie de la Master Chief Collection. Bon voilà, faute avouée à moitié pardonnée comme on dit.

Les remasters, des vaches à lait ?

Alors oui on en bouffe et ce n’est pas l’actualité qui me contredira avec les sorties de Secret of Mana et Rad Rodgers, et les annonces des remasters de Burnout Paradise et Dark Souls. Pourquoi les éditeurs se priveraient quand on connait le succès que rencontre tous les remasters, dépassant quelques fois l’original ? De mon humble avis, les raisons de ses succès sont purement sociologiques. Globalement les remasters des jeux sortis il y a une dizaine d’année ou plus s’adressent aujourd’hui à des adultes de plus de 25 ans nostalgiques d’une époque où le jeu vidéo était encore réservé aux passionnés. Alors évidemment, quand leurs jeux favoris reviennent avec un lifting du plus bel effet, ils ne peuvent que succomber à l’envie d’y rejouer. Et, plus besoin d’attendre Noël ou l’anniversaire pour se le procurer. Une envie qui peut se comparer à regarder plusieurs fois un film ou lire plusieurs fois un livre. Combien de personnes ont acheté des films en dvd puis en bluray, pareil pour les livres en différents formats ou éditions. Cependant, cette proportion d’acheteurs ne semble pas être la raison principale du succès rencontré par les remasters. Comme en témoigne ce petit sondage réalisé sur twitter (merci à vous d’y avoir participé) :

Sur 77 votes, près des deux tiers déclarent jouer à un remaster pour découvrir le jeu. En effet, bon nombre de joueurs de longue date ou tout juste sortis de l’oeuf se régalent à découvrir ces jeux mythiques pour la première fois. Qu’ils soient trop jeunes pour avoir vu le jour avant la sortie originelle du jeu ou qu’ils l’aient simplement raté, l’idée de pouvoir jouer à un vieux jeu sur les plates-formes actuelles reste alléchante. Pour ceux et celles qui me connaissent, j’appartiens à cette catégorie. J’entends déjà les fans de retro-gaming criaient au loin, et que je respecte vraiment, mais je ne suis tout simplement pas fan. J’ai donné assez de mon temps et ma sueur sur les consoles précédentes, ce n’est pas aujourd’hui que je vais aller me brûler les yeux devant des gros pixels. 

Les remasters, merci ou non merci ?

Pour ma part, j’ai eu la chance de posséder presque toutes les consoles connues du grand public à l’exception de la Neo-Geo, la Master System et la Saturn. Tout le reste j’ai eu en temps et en heure, de la Nes aux consoles actuelles. Malgré tout cela, beaucoup de classiques manquent à l’appel dans ma jeuxvidéothèque pour diverses raisons. Parmi ces dernières, ma passion pour PES et Call of m’a accaparé énormément d’heures de jeux utiles pour découvrir des petites perles. De plus, je n’ai eu la PlayStation 3 qu’une seule petite année suite à un cambriolage. J’ai donc manqué pas mal d’exclusivités sorties dessus (je l’avais acheté pour Metal Gear Solid IV) dont les Quantic Dream et les Uncharted entre autres. Sachez tout de même que je n’ai JAMAIS acheté un jeu deux fois. Et au passage, au risque d’en choquer certains et certaines, j’attends le remake de Final Fantasy VII et je trouve que c’est une bonne idée de faire un remake et non un remaster comme les autres opus de la licence. Surtout quand je vois ce que Cloud est devenu :

Alors je dis un grand merci aux studios d’avoir donner une seconde vie à tous ces jeux que j’ai ratés durant ma vie de gamer. Merci d’avoir rendu ces jeux plus beaux, parfois plus jouables et souvent plus audibles. Néanmoins, tout ceci n’est valable uniquement parce que des professionnels continuent de créer de nouveaux jeux vidéo qui nous prennent au tripes. Sinon, on fera une overdose de déjà-vu tandis que nous savons tous et toutes qu’il y encore beaucoup à faire. Quoiqu’il en soit, je considère les jeux vidéo comme le 10ème art et ces remasters s’inscrivent dans une pensée de faire perdurer les chefs d’oeuvre. A l’instar d’une restauration d’un vieux tableau ou d’une sculpture, d’une revisite d’une recette traditionnelle ou encore la modernisation d’un ballet. 


Mon billet sur les remasters s’arrête ici, en espérant que vous avez pris du plaisir à le lire et que vous vous retrouverez à travers. J’ai tenté de ne pas être unilatéral dans mes propos et de montrer que les Remasters sont une bonne chose à condition qu’ils ne deviennent pas la denrée principale des gamers que nous sommes. Un paysage vidéoludique composé que de remasters et de licences annuelles serait vraiment triste mais j’ai bon espoir que cela n’arrive jamais.

N’hésitez pas à énoncer votre point de vue en commentaires, je serai ravi d’échanger avec vous.

Laisser un commentaire