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[Billet d’humeur] Les jeux vidéo : Un loisir encore mal vu

Petit brin d’histoire: quand est-ce que les jeux vidéo sont passés de révolution à un loisir vidéoludique pour enfant/adolescent? Les premiers prémices de jeux vidéos datent des années 1950. Les premières idées de jeux informatique sur la télé émanent d’ingénieurs et de scientifiques. En effet, lors d’expériences et de thèses, ils conçoivent les tout premiers jeux vidéo tels que nous les connaissons (machine branchée sur une tv).


Il faudra véritablement attendre 1972 et la sortie du célèbre jeu Pong créé par Nolan Bushnell pour voir cette nouvelle forme de loisir se démocratiser avec 19 000 bornes d’arcade vendues cette année par Atari. Cependant, malgré une tentative ratée de la toute première console de salon baptisée l‘Odyssey, il faudra attendre 1977 et l‘Atari 2600 pour voir débarquer les jeux vidéo dans les foyers. En 1978, la sortie de Space Harrier attire les foules. Au Japon, ce jeu s’est attiré les foudres et a été à l’origine de la polémique sur l’abrutissement causé par les jeux vidéo. En outre, à cette période, le succès des consoles reste anecdotique face au succès des bornes d’arcade et à l’évolution des ordinateurs. Le marché des jeux vidéo connaîtra un krach en 1983. Ce krach marquera le renouveau des consoles de salon avec l’avènement Nintendo et la sortie de la Famicom (NES aux USA et en Europe). Grâce à cette console et aux sagas emblématiques qu’elle a vu naître (Mario, Donkeykong, Metroid, Zelda), le marché sortira de la crise en 1984. Cette console se vendra à hauteur de 60 millions d’exemplaires jusqu’en 1990. A partir de cette date, les jeux vidéo ne vont cesser de s’améliorer et d’évoluer. Aujourd’hui, en France, le marché du jeu vidéo pèse plus que ceux de la musique et du cinéma réunis. Les jeux vidéos restent le deuxième loisirs des français derrière la lecture.

Des termes souvent mal connus

Geek, nerd, nolife… autant de mots souvent péjoratifs utilisés à mauvais escient. Je me dois donc de rectifier le tir et d’éclairer les ignares afin qu’un chat soit appelé un chat! Je vais donner des définitions personnelles valables en France car dans d’autres pays ces termes peuvent signifier autre chose.

Le geek: étymologiquement, le mot geek désigne un “fou” de quelque chose. Aujourd’hui, il désigne un véritable fan et passionné d’une culture contemporaine de l’imaginaire (jeux vidéos, BD, informatique, internet, cinéma, littérature heroic-fantasy, SF,..). Par extension, un geek peut tout simplement être quelqu’un qui consacre du temps à sa passion. Cependant, il est parfois mal utilisé et souvent péjoratif car lié à une image de geek adolescent boutonneux souvent en rupture de lien social. Bien au contraire! Un geek définit quelqu’un comme expert dans son domaine et qui aime partager ses connaissances. Pour preuve, des événements tels que des salons, festivals, expositions, etc., sont organisés par centaines afin de réunir ces fameux “geek” et promouvoir cette culture de l’imaginaire fortement liée à l’art. Si la littérature et le cinéma sont des domaines reconnus comme artistiques, les jeux vidéos sont encore vus uniquement comme un loisir enfantin malgré leur entrée au MOMA.

Le nerd: à ne pas confondre avec le geek! Particulièrement utilisé aux Etats-Unis, le mot nerd est péjoratif. Il fait référence, la plupart du temps, au cliché des étudiants scientifiques (rarement gâtés par la nature niveau physique), qui ont peu de relations sociales (hormis avec leurs pairs) et ont des centres d’intérêts différents de la majorité des personnes de leur âge. Leurs dialogues sont souvent incompréhensibles pour le commun des mortels.

Le nolife: ce mot désigne une pathologie! En effet, le nolife porte bien son nom car il est véritablement addict aux jeux vidéos. Cette passion démesurée entrave sa vie sociale, professionnelle ou scolaire, familiale et va dans certains cas devenir un réel problème de santé physique avec insomnie et perte de poids. C’est un joueur maladif accro souvent aux MMORPG et/ou FPS.

Qui jouent aux jeux vidéos aujourd’hui?

Il me paraît important de préciser les profils de joueurs en France. Je vais simplement reprendre les chiffres du Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV) sur l’étude faite en 2013. Petite précision, il s’agit ici des jeux vidéo sur tout support (consoles, téléphones, tablettes, PC, etc.). Quelques chiffres donc pour effacer l’image de l’adolescent passant des heures à jouer sur sa console préférée au lieu de faire ses devoirs.

  • 31 millions de joueurs
  • 61% de pratiquants réguliers
  • 52% sont des femmes
  • 41 ans: la moyenne d’âge des joueurs
  • plus d’1 foyer sur 2 est équipé d’une console de jeux
  • 12h par semaine consacrée aux jeux vidéos

Autant de chiffres qui prouvent que les jeux vidéo ne sont plus un simple loisir enfantin et immature mais un vrai loisir populaire. De plus, c’est un loisir qui peut être pratiqué seul ou à plusieurs.

Arrêtons de diaboliser les jeux vidéo

Il ne s’agit pas de faire l’apologie du jeu vidéo mais juste prouver que c’est un loisir comme tant d’autres : télé, lecture, cinéma, séries… C’est un plaisir et ça doit le rester. Effectivement, comme tout, il ne faut pas en abuser. Mais j’en ai marre de voir encore cette vision archaïque que les gens ont des jeux vidéo. Des études récentes ont montré que les jeux vidéo n’étaient pas nocifs et apportaient mêmes des qualités de réflexion et d’imagination. Evidemment, cela ne concerne pas tous les types de jeux ! Mais jouer à des jeux d’action/aventure ou de plateforme qui nécessitent de la réflexion pour parvenir à ses fins, bah… c’est toujours mieux que d’être avachi sur son canapé en train de regarder des programmes télé inintéressants. J’avoue je ne suis pas objectif même s’il y a de superbes choses à la télé et je ne parle pas seulement des documentaires sur Arté.

Les jeux vidéo au final c’est comme tout, il y a du bon et du mauvais. Il faut se renseigner un minimum pour éviter de sortir ce genre de phrases déplacées: ”tu joues Encore aux jeux vidéo? Il serait temps de grandir!” ou “T’en as pas marre de jouer à ces jeux ?”

Et toi, t’en as pas marre de t’abrutir devant les télé-réalités ou autres déchets télévisuels?

Bien entendu et vous l’aurez compris, je n’aime pas trop la télévision. Je joue régulièrement aux jeux vidéo depuis que j’ai 4 ans et cela ne m’a pas empêché de réussir ma scolarité, d’avoir des amis, de faire du sport, d’avoir de longues relations amoureuses, d’obtenir un diplôme et un travail. Et je compte jouer encore longtemps car j’aime ça et les expériences de jeux aujourd’hui sont tout simplement formidables ! Certains jeux permettent même d’apprendre de vrais faits historiques ! Alors merci aux créateurs, aux graphistes, aux développeurs et tous ceux qui permettent ces moments d’évasion.

Sources: wikipedia et SNJV

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