Trials Fusion : Un jeu qui rend fou!

La surprise fut de taille lorsque la nouvelle est tombée: Trials Fusion sera aussi sur PS4! L’attente a été longue jusqu’au jour de sa sortie mais le voilà enfin arrivé!!! Après une longue heure d’attente à vérifier le psn toutes les 10 minutes pour savoir s’il était dispo, j’ai enfin pu le télécharger! Puis 10 minutes plus tard, le téléchargement et l’installation sont finis… Allez c’est parti je le lance!


D’entrée la musique cartonne les oreilles, j’ai les étoiles dans les yeux et la salive qui remplit ma cavité buccale à l’idée de chevaucher un engin tout-terrain. Ensuite, le menu est plus coloré, plus complet, on sent bien que le budget n’est plus le même avec l’aide de notre cher Ubisoft! Tout s’annonce parfait, des courses à gogo, des motos et pilotes personnalisables, des défis à la pelle, un mode multi, des mini-jeux qu’on aime détester et s’entêter à refaire, des classements énervants et, la nouveauté, des tricks FMX.

Premier entraînement, une voix douce et suave en guise de “personal trainning A.I.” m’accueille et m’explique les commandes de bases que j’ai déjà effectuées des milliers de fois. Mais qui a dit qu’un décrassage ne faisait pas de mal hein? Rapidement, la seconde course avec direct un saut énooOOOooOOoOorme! Je vole, je kiffe, des AER drone passent au dessus de mon casque, les modules bougent et c’est déjà la fin!

Les autres courses sont au niveau de mes attentes et le jeu n’a pas perdu cette patte qui fait son succès. Je parle bien sur d’une physique irréprochable! Tellement irréprochable qu’on peut même pas insulter le jeu et faire preuve de mauvaise foi en disant les classiques: “c’est n’importe quoi!”, “pff jeu de merde” ou encore “la moto est pourrie”!

Je suis parti pour plusieurs heures de ma longue vie de geek d’adulescent et je suis pas prêt d’arrêter!

Une recette qui marche

Plutôt que de faire un énième test sur Trials Fusion, je vais essayer d’expliquer en quoi ce jeu rend fou. En effet, les crises de nerfs et les actions répétitives sont monnaie courante avec ce jeu. Alors pourquoi? Pourquoi nous nous acharnons à battre notre ami de 34 millièmes de secondes? Pourquoi réessayons-nous 112 fois le même obstacle? Quelle est cette entité qui nous pousse à vouloir faire une course sans faute? Autant de questions auxquelles je vais tenter de répondre en apportant le plus d’explications plausibles.

Tout d’abord la prise en main, facile, simple et efficace. Tout le monde peut jouer à Trials Fusion! 3 motos, 2 touches et 2 directions, on pourrait presque jouer avec une manette de NES. La durée des parties est courte. Pas besoin de se poser une heure pour prendre du plaisir et accomplir une course ou un défi. Enfin, un système de classement rapide qui nous donne envie de toujours faire mieux.

Ces 3 atouts nous font penser que le jeu est simple et qu’il sera facile de passer un obstacle ou de faire un saut sans faire d’erreur. Que nenni! Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Il suffit de regarder les replay des 10 meilleurs mondiaux pour s’apercevoir qu’ils ne gardent pas la poignée dans l’angle constamment. Bien au contraire! Si le gameplay reste simple, le jeu demande une technique sans faille au millimètre pour parvenir aux meilleurs temps souvent synonymes de médailles de platine. Il n’est pas rare de devoir freiner à l’approche d’un saut pour gagner du temps ou de carrément s’arrêter pour ne pas faire de faute. Le jeu bénéficiant de peu de temps de chargement, recommencer prend une pincée de secondes. Cela contribue à notre volonté de réessayer inlassablement jusqu’à réussir notre objectif. Ceci dit, les créateurs ont pensé à nous protéger de l’internement psychiatrique, et ce, depuis le premier opus. En effet, si la limite des 500 essais est rarement atteinte, celle des 30 minutes pour finir une course l’est moins, principalement pour les courses expertes.

Mais alors… quels sentiments procure ce jeu?

Ce jeu est la démonstration de l’ascenseur émotionnel. Il procure les deux sentiments les plus intriqués: la frustration et la satisfaction! Le premier car vous aurez toujours le sentiment de pouvoir progresser (même d’un millième de seconde, si si, je vous jure, c’est possible). Ou alors quand vous venez de passer les trois quarts de la course sans faire d’erreurs et que vous butez sur le dernier obstacle, c’est très énervant! Pire, quand vous pensez que c’est bon, que ça passe et en fait… non! Je pense que la meilleure personne pour en parler reste votre manette. Le joystick est malmené dans tous les sens, les gachettes s’enfoncent un peu plus à chaque essai et les boutons « restart » ou « last check-point » sont utilisés des centaines de fois. Bon nombre de joueurs n’ont pu se retenir… et leur manette ont malencontreusement percuté un mur à grande vitesse.
Le deuxième sentiment, la satisfaction, vous remplit d’un moment d’extase et de fierté. Ce sentiment reste éphémère certes, mais représente l’aboutissement d’un acharnement intense. Le sentiment de bien-être envahit notre corps qui était crispé la seconde d’avant. Et la joie ultime quand vous voyez que vous êtes le premier du classement de votre liste d’amis! Le temps de profiter de cette courte joie et de la partager sur les réseaux sociaux qu’il faut remettre le pied à l’étrier pour une nouvelle frustration. Tel est le cycle infernal de ce jeu si prenant, fun et énervant à la fois.

L’apogée: réussir Enfer IV

Après avoir fait des records dans les 500 premiers mondiaux, de nombreux défis, avoir remporté plus de 150 médailles dont 3 expertes et toutes les platines sur le 1er évènement… ma sauvegarde a été endommagée! J’ai dû tout recommencer à zéro. Seul point réconfortant: mes records sont toujours en ligne. Je me suis dit: « quitte à refaire le jeu, autant faire autre chose! ». Je me suis fixé comme objectif d’obtenir tous les trophées. Je me suis donc lancé dans la quête des écureuils. Après quelques parties pour tout (re)débloquer et grâce à Youtube, j’ai pu tous les attraper tel un maître pokemon et ainsi obtenir le trophée. Puis, j’ai visé The trophée: finir la course ultime Enfer IV. Première chose, regarder le replay d’un des meilleurs mondiaux puis se dire que c’est n’importe quoi. Ensuite, trouver une vidéo sur Youtube et essayer de faire pareil. Enfin, se lancer dans l’expérience de l’ascension de l’Everest. La première tentative se soldera par un échec avec la fameuse limite des 30 minutes écoulées alors que j’étais quasiment à la fin. Rage, frustration, injustice, autant de sentiments négatifs qui me traversent en un rien de temps. « Je laisse tomber pour cette fois, je recommencerai demain ». Le lendemain, je me lance à nouveau. Même vidéo pour me montrer la voie avec en plus l’expérience de la veille et la surmotivation de réussir. Je suis gonflé à bloc. Je passe les premiers obstacles sans trop de difficulté, je bloque sur certains, le temps s’écoule, il me reste encore beaucoup d’essais, je suis serein. J’arrive sur le dernier obstacle, je m’applique calmement sans me précipiter… Et le sacre s’offre à moi après 23 minutes et des brouettes et plus de 300 essais! Explosion de joie, fierté immense, je me pame à être le premier de ma liste d’amis à la finir, je savoure jusqu’à ce qu’un ami la fasse en un peu plus de 10 minutes… Je n’y prête pas attention, j’ai mon trophée ultime! J’essaierai de le battre un autre jour.

Laisser un commentaire